Tuesday, 9 March 2021

Trouvaille du Jour - Non-seulement elles se serrent...

A translation of this paragraph has already been translated during the Journal Journey 1811 - I thought it might be interesting to share the original text - I came across it today again while reading up something else.
It is by Centyeux what translates for those readers unfamiliar with the Journal des Dames et des Modes - to be taken cum grano salis. But no smoke without fire...


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 On a beaucoup crié contre les corsets: et nos dames avoient non-seulement abandonné les corsets, mais, sans robe, sans fichu, elles alloient presque en chemise. De cet excès d'abandon, les femmes sont tombées dans un autre. Non-seulement elles se serrent, s'entourent de baleines et de buscs comme autrefois, mais les corsets du jour sont plus grands et plus forts que ceux d'autrefois. Un corset actuel presse non- seulement l'estomac, la taille, les épaules; mais entoure et comprime tout le buste de manière à ne permettre à la femme ainsi emmaillotée aucune espèce de movement. Que l'on envie à présent le sort de ces grandes dames dont la parure jette tant d'éclat! elles ne peuvent ni rire, ni manger, ni se baisser, ni se tourner. Que dis-je? elles peuvent à peine respirer. Le moindre soupir peut faire casser le cordon, et mettroit le désordre dans leur toilette: heureuses les bonnes femmes, les mères de famille, qui vivent tranquillement au sein de leur ménage: elles reçoivent, non pas les complimens des adulateurs, mais les caresses de leurs enfans, et vivent, la tête, l'esprit, le corps en liberté, et la conscience en repos.
    LE CENTYEUX

Journal des Dames et des Modes, No.4 (Quinzième Année.) 20 Janvier, 1811.

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I must say, I again am more than grateful for the counter-movement in the period, for tailors like J.S. Bernhardt, who kept a record of an alternative, and published it - and even more so to Sabine Schierhoff at "Kleidung um 1800", who woke J.S. Bernhardt from a deep archival slumber back in 2013, and wrote multiple articles, called "Schnürleibstudien" - and I am more than pleased to see more living history folks taking to them. (Wouldn't it be great if they'd all use #bernhardtstays so we could follow their projects on a simple hashtag?)

The list of articles - including an explanation of Bernhardts scaling method even I understand:

https://kleidungum1800.blogspot.com/2013/05/short-stays-studies-schnurleib-studien.html

https://kleidungum1800.blogspot.com/2014/05/short-stays-studies-schnurleib-studien.html

https://kleidungum1800.blogspot.com/2018/02/js-bernhardt-1790er-schnurleib-studien.html


I think many of us who sew owe Sabine a lot for having dug out that document and made it accessible to us, because I can say without reservation: It's the most comfortable corset I have, and I am sure even the severe Centyeux would approve of the form it gives, as well of the comfort this corset offers. (I use "Corset" here in the French meaning. I also like calling a fichu a fichu when referring to a french text and not a handkerchief. Yes, I am a terrible snob.)

If you think that this is just a German thing... I give you a two lines in the Journal des Dames et des Modes from 31 January 1811: 

Journal des Dames et de Modes, No. 6 (Quinzième Année.) 31. Janvier 1811
via gallica.bnf.fr

Isn't this something? I love how intertwined this period is, how sources and persons interact, and we stumble over them where we least expect them. 




Saturday, 6 March 2021

Journal Journey 1801 - 20 Nivôse An IX, No 22






The edition can be found in it's entirety at the online library of Bunka Gakuen, I link to the pages below. in the sources section (They don't offer full edition PDF's but high-res JPEGs.) 

No. 22 kicks off on pages 169 ff with a quite extensive paragraphe about Ancient Greek Courtisans we know nowadays as Hetaira 
(ἑταίρα / ἑταῖραι) (and about who's position in different periods and places countless articles have been written and research is ongoing in every possible direction). To me the following paragraph reads interestingly for two reasons: It gives us a glimpse of the level of understanding about Ancient Greece in 1801, but more interestingly - could it be a glimpse into the authors view about society ladies of his own day?
...
    DES COURTISANES 
    Quels tableaux singuliers nous présentent les fastes de l'histoire, lorsqu'ils nous rappellent ces femmes célèbres qui furent la gloire de
Corinthe, la splendeur d'Athènes, l'ornement de toute la Grèce! Pindare osa les chanter; leurs statues et leurs portraits furent places dans les temples des dieux: aux fêtes solemnelles, elles offroient des prieres et des sacrifices publics. 
    Ces femmes étoient des Courtisanes, Chez un peuple voluptueux, maîtrisé par l'amour immodéré du luxe, qui savoit honorer les beaux arts, les cultiver, quelle devoit être l'influence de ces femmes qui, par leur beauté, leurs graces et quelquefois leurs talens, etoient dignes de plaire à la multitude.
    Il y a tout lieu de croire que les Grecs devoient à ces courtisanes ce goût délicat, cet amour de la magnificence, et cette urbanité que l'on admire encore, et que les siècles de la galanterie ont taché d'imiter.
    Tous les siècles ont eu des courtisanes: quelques Rhodopes se sont fait remarquer par le bon usage qu'elles ont fait de leur beauté, de leurs richesses, mais on a vu mille prostituées pour une Aspasie.
    Les courtisanes grecques étoient belles; elles recevoient une éducation soignée; aux charmes de la figure, elle joignoient les agrémens de l'esprit, la vivacité des saillies, la subtilité des reparties; elles brilloient par les attraits d'une coquetterie rafinée, par l'élégance de la parole, par la propreté la plus recherchée.
    Les courtisanes aimoient et protegeoient les beaux arts; elles étoient las favorites de Therpsicore et de Polymnie; elles donnoient quelquefois des conseils aux artistes: avec les philosophes elles traitoient des grandes questions de la politique et de la morale; avec les chefs de l'état, souvent elles étoient appellées au conseil, quelquefois même à l'exécution. Cependant, il faut l'avouer, ces femmes avoient corrompu l'esprit public: elles nous donnent l'idée la plus défavorable des loix, de la religion, des vertus civiles et morales des anciens Grecs, et ce qui etonne encore plus, c'est que ces peuples se croyoient républicains et philosophes.


http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-048.jpg 
Detail of Gravure 272


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Followed on page 170 by "Portrait de Laure" - put to the melody of "Bouton de Rose". I love these chansons put to know melodies, but I can't help trying to figure out the real person behind "Laure". 



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And on to a subject what is of interest to me - a lamento about libraries, the loss of good taste, the rise of insipid publications and the hope for an improvement. Makes me wonder what would the writer think about todays media, spanning from websites and blogs to content platforms like Instagram or TikTok? 
Pages 170 & 171
...
    DES BIBLIOTHÈQUES
    La bibliomanie fut, il y a quelques années, une passion à la mode; elle avoit au moins quelque chose de noble. Souvent, il est vrai, elle donnoît à l'ignorant un air scientifique, mais elle favorisoit les opérations mercantilles du libraire, elle encourageoit les vrais talens.
    Les bibliomanes d'autrefois formoient des vastes bibliothèques qu'ils consultoient rarement, mais leur orgueil étoit satisfait. On voit aujourd'hui un petit nombre de gens passionnés pour les bons livres; une multitude infinie lit avec avidité ces romans que le besoin, chez les auteurs, multiplie, que dicte le mauvais goût, qui gâtent l'imagination, et portent un coup mortel aux bonnes moeurs.
    On n'a jamais tant écrit de riens, et ces riens trouvent des acheteurs, tandis que les ouvrages scientifiques gissent dans la poussiere, chez le libraire qui les changeroit volontiers pour des recueils de calembourgs ou d'anecdotes scandaleuses.
    On lit un peu dans les boudoirs le roman nouveau; et par un contraste plaisant, tout-à-tour Eglé parcourt l'écrit scandaleux, l'ouvrage libertin, et les volumes nombreux de ce roman, que crée le génie sombre des anglais. 
    On lit quelquefois chez les gens désoeuvrés, le journal insignifiant, la gazette insipide, la feuille éphémère. Les journaux ont fait des savans, des politiques.... à la moderne.
    On ne lit plus chez les parvenus; acquérir, obtenir et jouir, voilà leur unique occupation. La science qui augmente les fortunes vaut bien pour eux celle qui n'enrichit que l'esprit.
    On aime à voir dans les mains de la jeune fille le joli roman qui l'intéresse, qui fait palpiter son coeur; qui place sur ses joues le coloris de la pudeur. Avec quelle avidité une jeune personne lit un roman d'amour; tour-à-tour timide et hardie, elle ne peut quitter ce roman lugubre, qui transporte son imahination au milieu des tombeaux, sous les voûtes immenses de ce séjour funèbre, le repaire des revenans, des esprits infernaux.
    Les bibliothèques d'une existence moderne sont la réunion de tous les ouvrages futiles, de toutes les niaiseries qu'enfantent le délire des auteurs, la cupidité des libraires, et le mauvais goût du siècle.
    Il existe encore quelques amateurs de belles éditions, de superbes reliures, mais il est de ces bibliomanes comme des avares qui remuent des trésors; dès que leurs yeux sont satisfaits, ils ne desirent plus rien, et ne savent plus trouver d'autres jouissances.
    O paix! viens ramener parmis nous l'amour des beaux-arts, et nous aurons des bibliothèques, de bons livres, et des lecteurs.
B
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Followed by an articles about "Les Circassiennes" - the people, not the fashion named the same way - though with a description of their clothing - You'll find it on pages 172 & 173.
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Followed by an anacreontic on p. 173 what I like to imagine to be addressed to Mme Recamier.
Not just because of the name "Julie" - what her friends called Juliette Recamier - but because of the "simple flower what she uses to adorn her charms"  and who had a circle of admirers but not lovers. 
What do you think?



p.173






    STANCES ANACRÉONTIQUES.

    Oui, c'en est fait, je vais rompre mes chaînes: 
Adieu Julie, amour, graces, beauté; 
Tous vos plaisirs, qui sont aussi des peines, 
Ne valent pas ma douce liberté.

    Viens, dit Bacchus, mon remède est suprême,
Bois et guéris, c'est l'affaire d'un jour.....
Mais plus je-bois, plus je sens que je l'aime;
Bacchus, hélas! s'entend avec l'Amour.

    Lors Apollon; tiens, dit-il, prends ma lyre;
Vénus, Hébé, vont sourire à tes vers....
Julie est tout: fais qu'elle aime à les lire,
Seule à mes yeux, Julie est l'univers.

    Et moi, dit Mars, couvre-toi de mes armes;
Je te rendrai le plus grand des guerriers....
La simple fleur dont elle orne ses charmes,
A plus d'attraits pour moi que tes lauriers.

    Puisqu'aucun d'eux n'a pu rompre tes chaînes, 
Me dit l'Amour, reprends ta liberté;
Arrête, hélas! je préfère mes peines; 
Mon tourment même, est une volupté.

C.J.B. Lucas Rochemont    


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On page 174: A short story about a lost and found glove, in the charming colour of linen grey - what must have belonged to a pretty young lady - at least in the thoughts of the author - and not to someone in her 50ies. 
I pull from this the interesting information of the glove colour - Gris de lin sounds as if it doesn't show spots and sweat too easily, thus a good colour for a glove: 

    LE GANT
    A qui peut-il appartenir, ce gant que j'ai ramassé hier au soir? Ce gant, qui sans doute est désolé de se trouver rélégué dans un coin obscur de ma poche gauche; et de ne plus devoir s'unir au plus joli bras du monde. 
    Un bras arrondi indique certainement une gorge parfaite, une tournure délicieuse; ah! Mademoiselle, vous êtes charmante, et je vous aime à la folie.
    Votre gant, vous ne vous en doutez pas, m'a encore donné bien d'autres renseignemens; l'odeur dont vous l'aviez arrosé le matin, m'a indiqué que vous aviez un petit grain de coquetterie; il n'y a pas de mal à cela, l'excès seul en est mauvais; mais il en faut un peu pour nous plaire, tant nous avons outré la nature.
    Et puis, vous avez un petit coeur bien sensible, bien tendre; une passion douce seroit votre bonheur; vous aimerez (peut être aimez-vous déjà) de la meilleure foi du monde; et c'est la couleur gris de lin[*] de votre gant qui m'a appris tout cela.
    Voyez cependant comme souvent sans y penser, on donne au premier venu la clef de son coeur et de ses secrets! il ne me reste plus qu'à savoir votre nom, et vous seriez bien aimable, si vous vouliez me mettre tout-à-fait dans la confidence. 
    Je serois pourtant bien attrapé, si ce gant appartenoit à quelque douairière, à Madame ***, par exemple, et que maligne comme elle l'est, supposant tout ce que je puis penser, elle voulût me prendre au mot.... Non, non, cela n'est pas possible; car quand on a cinquante ans, on ne porte plus de gants parfumés et gris de lin.
    Il est donc bien certain, Mademoiselle, que celui que j'ai trouvé ne peut être qu'à vous, et que vous seule avez le joli bras qu'il faut pour un pareil gant.
    Jettez-moi celui qui vous reste; je le ramasserai bien volontiers.

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Page 175
A short line of thoughts about false friendship and manners, what reminds me a lot of todays Instagram culture "I follow you, you follow me back, but then I'll mute you" - just in 1801 style. 
Plus ça change, plus c'est la même chose.

    LES VISITES   
    Au tems jadis, quand deux personnes ne se convenoient pas, elles finissoient ordinairement par se brouiller; aujoud'hui ce n'est plus la même chose: on se déteste tout autant, mais on garde le vernis de l'amitié; on s'envoie chaque mois des cartes de visite, et lorsqu'on se rencontre dans le monde, on a l'air d'être fort bien ensemble.
    Il est telle personne que je suis sûr d'ennuyer en allant chez elle, et qui cependant se formalisera si je ne lui fais pas une visite: je saisis le moment où elle sort, je jette une carte à sa porte, et elle me trouve extrêmement poli; on ne peut pas l'être à meilleur marche.


http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-048.jpg -
Detail of Gravure 272


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Page 176
Doesn't just give us this week's charming gravure, but also some book ads, what I'll just jot down for my own amusement and archiving. The second one could be interesting to reenactors, as it gives instructions for society games. Don't be fooled by the title, the gravure within the book makes it quite clear that those parlour games are NOT directed at the very young.: 

    MÉMOIRES anecdotiques, pour servir à l'Histoire de la Révolution française, publiés par le traducteur de d'Oberon, in-12, l'an 9. Prix, 1 fr. 50c. et 2 fr. franc de port, à Paris, chez Fuchs, libraire, rue des Mathurins, maison Cluny.
    
    LE SAVANT DE SOCIÉTÉ, ouvrage dédié à la Jeunesse, contenant la Description exacte de tous les Jeux innocens qui se pratiquent en Société, avec la manière la plus agréable de les jouer; suivi des penitences qui s'y ordonnent et d'une nouvelle Methode d'écrire les Lettres Secretes et Mystérieuses. Recueil tiré des manuscrits de Madame de B***, avec cette épigraphe: 
    "Des simpes jeux de son enfance,
    "Heureux qui se souvient long-temps.
1 volume in-12; prix 1 fr 50 cent. A Paris, chez Michelet, Imprimeur-libraire, rue Montmartre, no. 224, entre la cour Mandar et la rue Tiquetonne.


Digitised by Bayrische Staatsbibliothek, 
At our disposal thanks to Google.Books


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Now, what many bought this journal for, or also what many look for when reading it today: The Fashion report with the explanation of the plate: 

EXPLICATIONS DE GRAVURE No 272

    Les épis d'or ou d'argent et les réseaux à la Circassienne, en argent ou en jais, ornent toujours les coëffures en cheveux. On se sert de bandeaux clinquans en acier battu, pour faire les traverses des capotes, qui ont conservé la forme oblongue. Le rose et le blanc dominent encore, mais la couleur nouvelle est ponceau[**]. Quelques modistes font, avec des voiles, des Chapeaux parés; ces voiles, montés sur une forme ronde, se retroussent sur le devant. On voit des Canezous à fond de tulle, doubles de florence de couleur; ces canezous ont une ample garniture de tulle, qui imite la dentelle; le tulle est de mode pour les ridicules. On garnit les habits de bal en feuilles de satin, en jais ou en velours. Les chapeaux noirs sont parsemés de jais noir. On emploie toujours des rubans caneles et des rubans peluchés. Les plumes sont blanches. On voit très-peu de fleurs. On a fait quelques Sautoirs en agathe herborisée. Les sautoirs en or tricoté, sont les plus communs.
http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-048.jpg - Pages 176 and Gravure 272


And because I think it is always interesting to see two different versions of the same print - please see below the print kept at the Rijksmuseums's collection, where the shoes are a pale yellow in contrast to the Jonquil colour of the print at Bunka Gakuen.





Rijksmuseum Inventory No RP-P-2009-2323


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http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-044.jpg - Titlepage
http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-045.jpg - Pages 170/171
http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-046.jpg - Pages 172/173
http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-047.jpg - Pages 174/175
http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-048.jpg - Pages 176 and Gravure 272


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* Gris de Lin: un gris de lin - mais si le nom se réfère dans l'époque au couleur de la fibre, ou au gris-violet de la fleur comme dans les nuanciers modernes - cela je dois encore deviner.
Voir également:  https://www.cnrtl.fr/definition/gris
 ** Ponceau: Un des anciens nom de coquelicot est poncel. Donc il s'agit d'un rouge vif, d'un rouge coquelicot.
http://www.cnrtl.fr/etymologie/ponceau
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ponceau_%28couleur%29







Thursday, 4 March 2021

Le Pavillon de la Paix

What is behind the name? Just a nice picture of fashionable people eating ices? 
Well it is a picture what attracts me on so many levels - as a woman but also as a person interested in history and learning more. And more. 

Detail from "Pavillon de la Paix"
Picture British Museum Reg. No. 1856,0712.634
used under CC BY-NC-SA 4.0

I love a fresh ice on a warm day. 
I love the elegant clothing of the consulate era.
I love the cheeky poems and verses what don't always translate well, but makes me giggle in front of my computer or in archives. 
I love to find hints to buildings what aren't existing anymore.
Detail from "Pavillon de la Paix"
Picture British Museum Reg. No. 1856,0712.634
used under CC BY-NC-SA 4.0




Theodor Josef Hubert Hoffbauer. Paris à travers les âges.
Paris: Firmin-Didot et cie, 1885.
Image curtesy of Wikimedia.org


What do we actually know about the building? It was attached to the Galerie Beaujolais - what is one of the galeries of the Palais Royal, named after the neighbouring Rue de Beaujolais.
We know this on one hand from this engraving by Hoffbauer, set in 1815, yet published in 1885.

Do we have any contemporary mention? Yes - we do.

In a review about a new map of Paris. No, the café isn't mentioned, but as an indication to the printer Esnault, Marchand d'Estampes et de Cartes Géographiques who is selling this new map.

Allgemeine geographische Ephemeriden, Weimar im Verlage des Landes-Industrie-Comptoirs 1808 (Well... My dear Mr Bertuch, there's no way escaping you).



In regard of having been a testing site for a new fangled way of lighting, what is enhanced by reflectors, and left the public "Très satisfait de ce nou[v]el éclairage".

(Journal de l'Empire, Samedi 27 Juin 1812 (Journal des débats politiques et littéraires, Volume 3))

What do we know about the printer of the print what gave my blog it's name?
François Jules Gabriel Depeuille may not tell you much as a name, but I think it very likely that you've seen of the prints of his workshop. I just discovered a beauty with a fun story, what I might share in the future. 


Detail from "Pavillon de la Paix"
Picture British Museum Reg. No. 1856,0712.634
used under CC BY-NC-SA 4.0

Tap the Link, to see the print in High Res.

Maybe I succeeded a little bit sharing why I fell for that print? 
Have a great week!




Sunday, 28 February 2021

"Und das Ganze dennoch - etwas langweilig" - La Caravane de Caire


I was searching for material for another article, when I stumbled across this little gem.

As André-Ernest-Modeste Grétry is one of my favourite composers, and I have "La Caravane de Caire" as recorded by Les Agrémens directed by Guy van Waas times on repeat these days (Fight me, I love the harp piece in Act II "Danse des femmes"), my eye was obviously drawn to this quote.
I admit, it wasn't easy an easy scan to read, the resolution could be better, but who am I to complain? I love a good contemporary review, and well... I can't say that Kotzebues correspondent wasn't on to something. As with many operas the storyline is thin, rather predictable - and yet it was one of Grétry's most successful operas, performed over 500 times in Paris alone.
The viewer in 1804 had the pleasure of graceful dances (Or as he put "If that opera stays, it's only thanks to the graceful dances, as arranged by Didelot)

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Aus Petersburg.

Wir haben hier auf dem Französischen Theater zwei Vorstellungen von La Caravane de Caire, grand Opera-Ballet, musique de Gretry gehabt, avec tout son spectacle. Die Musik ist schön, des Spektakels viel, die Ausführung prachtvoll und das Ganze dennoch - etwas langweilig. Schwerlich wird sich diese Oper lange halten; - und wenn sie sich hält, so hat sie dies einzig und allein den lieblichen Tänzen zu verdanken, welche Didelot arrangiert hat. In der Scene, wo auf dem herrlichen Bazard von Corfinis Meisterpinsel, dem Pascha (Hrn. Mées) die Sklaven vorgstellt werden, tanzt zuerst Dem. Rose-Colinet ein Pas de Shawl ganz unvergleichlich. Die Attitüden und Drapperien dieser Künstlerin sind ganz das Werk der Grazien. Darauf folgt ein Pas Indien von Hrn. Didelot selbst, Dem. Rose-Colinet, Dem. Mary Lupino, eine Engländerin von ungefahr 16 Jahren, die gewiss bald in ihrer reizenden Kunst gross seyn wird, Hrn, Didelot's Schülerin, - und von andern seiner Eleven, die ihm Ehre machen, getanzt; dann die hornpipe von Auguste, und ein pas Hongrois vom M. Malberg und Mad. Kolosoff, eine sehr vorzügliche Tänzerin; und dann ein pas Indien, von Dem. Mary Lupino, Josephine Sainclair (ein reizendes Kind von 12 bis 13 Jahren), Jsonipa, Karaikana, Gazopawa und Belieu. - Hrn. Didelot's Stärke besteht vorzüglich in der Mannigfaltigkeit und Schönheit der Gruppen, worin er wahrer Dichter ist. Als Direktor des Tänzer-Corps leistet er außerordentlich viel und dies scheint sein Stolz zu seyn. -
Die reizende Bayadere Mary Lupino, und ihr liebenswürdiger kleiner Lautenschlager Jos. Sainclair, scheinen ihn am herrlichsten zu belohnen.

(Zweiter Jahrgang der beiden Zeitschriften: Der Freimüthige und Ernst und Scherz 1804- Herausgegeben von A.v. Kotzebue und G. Merkel, Berlin.  Vol 2. S. 460 No 245, Sonnabend den 8. December )


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Further Reading:

History of Russian Ballet - Didelots Work in Russia 

More information about Rose Colinette Didelot (she became Charles Didelots wife as the Zeitung für die elegante Welt dated 31 January 1805 broadcasted) as published by George Mason University Libraries
The British Museum's "Related Objects" to Rose Didelot

Rose Didelot in the Role of Calipso, in the Ballet Telemachus
Curtesy of the British Museum CC BY-NC-SA 4.0

The Libretto to "La Caravane du Caire" - Don't tell me the plot is flat. I did warn you ;-)

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If you are curious about the opera: 


"La danse des Femmes" (Act 2) - as performed by Marjan de Haer on a single action harp)

The full playlist of the CD shared above. 

If you like what you hear, please consider buying an official download or order the CD. Performing artists have taken quite a blow these past 12+ months, without the pandemic putting a stop to their work. 
You can of course stream for free on official streaming platforms, but if you can, please consider supporting artists by the actual purchase (streaming doesn't really generate much income for them).
Disclaimer: I am in no way affiliated to Les Agrémens, nor to Guy van Waas, nor to Palazzetto Bru Zane - I am just a fan who would like to hear much more of them in the years to come.

About Translations

Source texts will not be translated.

That's a phrase you might encounter now more often on this blog.
With the dwindling readership and the superficiality of todays reading habits I found my efforts and many hours invested to translate everything a futile exercise; in addition to that I now mostly write and record findings for my own amusement. 

W.M. Obreen "De tekenles". Curtesy of Rijksstudio, Object number RP-T-1976-23
W.M. Obreen "De tekenles". Curtesy of Rijksstudio,
Object number RP-T-1976-23
http://hdl.handle.net/10934/RM0001.COLLECT.234958 

This decision wasn't something I came to lightly, because I do enjoy making source materials accessible to people who do not speak the languages they are written in - though I came to realise: most readers didn't read the texts, but skimmed to the pictures, or if there was something what interested them - harvested it for their own "research" to be spread across the web.

I do enjoy archive digging, I enjoy reading what people wrote in the past, as they do offer us a glimpse into the writers world. I am as much a spectator, a consumer of those words as were readers back in 1800.
I do enjoy the great privilege of free access, what todays digitised sources offer, what are indeed open to everyone with an internet connection and a curious mind.
I don't enjoy it when my archive digging is handed around under wrong colours.

I found a compromise what I think should work for us all - for my readers as well as for my own sanity and time-management: On the righthand side of this blog you'll find the Google Translator (GT) box (it's more or less reliable, or if it doesn't work, you can always feed the whole page through GT manually) 
I will transcribe some of the texts I find interesting, because I know that 1800 fonts and translators don't always mix well, so you don't have to rely on my conclusions. 

If you still have questions, or would like some clarification, or discuss something with me - there's a comment box underneath every post, feel free to leave a comment. 
If you'd rather be less visibly curious, you can always send me an email / contact request, or DM me over at Instagram.com/seidenweberin
 

Thursday, 18 February 2021

De la Walse

Une demande d'un lecteur m'a récemment inspiré de reprendre en main "L'Ami des Femmes" - ce livre bien amusant dédié à Mme Bonaparte de la part du médecin P.J. Marie de Saint-Ursins, paru en 1804 - pour trouver une réponse à une question qui s'avait posé.

Je constante souvent, quand on est en train de chercher quelque référence dans un document de l'époque, on trébuche contre des autres trouvailles. Celle-ci j'ai partagé il y a quelques années hors d'une animation au château de Wildegg avec des amis et des visiteurs, mais je pense qu'elle sera aussi charmante à lire pour mes lecteurs du blog.

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"On a relégué l'antique menuet et la ronde naïve, remplacés par la savante contre-danse. La walse impétueuse, la walse que proscrivent Saint-Preux et Werther, (*) casuistes non suspects ici, annoncée par le fifre éclatant, s'empare du salon. Un bras nerveux enlace la taille souple et légère de la jeune épouée. le Lierre ne s'attache pas de plus près  à l'ormeau.... Les regards confondus, absorbés l'un dans l'autre; genou contre genou, les mains entrelacées, corps à corps, j'ai presque dit bouche à bouche, ils décrivent, en délirant, des cercles multipliés. 
Eh! dites-moi, Madame, que donnera ce soir à son amant, à son époux, cette fille igénue, que n'aura pas dévoré l'oeuil avide de son danseur? Qu'aura-t-elle, dans le plus intime abandon, de plus à montrer que ces formes ravissantes qu'a pressées son insolente main? J'en atteste, et cette sueur amoureuse, et cette bouche balbutiante, e ce sein agité par des battements de coeur qui ne sont pas tous pour l'hyménée; voyez-la, Madame, éperdue, sans mouvement, sans voix, la poitrine pantelante, et décidez si c'est d'une lutte ou d'une danse qu'une femme sort ainsi épuisée.

(*Passions du jeune Werther. L'oeuvre le plus sentimentalement dangereux que je connoisse, p. 17 et 37)

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Comme danseuse j'adore la valse dans le période (la version dansé la plus souvent de nos jours et celle noté et publié de Wilson en 1816) - mais je dois dire que si je la danse avec un autre partenaire que M. Heurteloup, je risque que Monsieur mon époux se trouve dans un position assez délicate et inconfortable. Je ne voudrait pas dire jaloux, qui n'est point son moeurs, mais certainement pas à l'aise. En plus car je me retrouve comme la pauvre jeune dame dans le texte de M. de St-Ursins, incapable de parler, de marcher dans une ligne droite, avec une tête qui tourne violemment, une condition qui lui donne des soucis à mon propos. Et quand-même, c'est une danse délicieuse, une danse qui m'a proprement tourné la tête, une danse qui donne l'impression de voler sur un nuage... Ah - la valse!


Photo par C. Hanselmann, à Benrath en 2012



Et pour illustrer le mouvement pivotant, cette pirouette infini à deux, je me permets de ajouter une petite animation fait par Martin Lancaster tiré de quelques secondes de matériel filmé: La Valse dansé dans le défilé "Joséphine, Impératrice de la Mode" présenté en 2014 (conception Cristina Lancaster-Barreto pour célébrer la vie de Joséphine Bonaparte, hors du 2ème Jubilé Impérial à Rueil-Malmaison). 


Tuesday, 16 February 2021

An Avid Reader, Diane-Adélaïde de Damas, Comtesse de Simiane

Last December I amused myself to provide my readers on Instagram with some sort of advents calendar, with reading ladies in our time period. I thought I might share some of them here; just for the fun of it - profiting of having more space to write about them than just the short paragraph on offer by Instagram - and also to bridge over the waiting time for the more substantial posts still in the queue.




She was born in 1761, the picture is painted around 1800, we see a confident, well read woman in her late 30ies, showing off her love of books, as well as for modern fashion.
French School, unknown painter. Sold in 2012 by Christies. Picture used from Wikimedia


Diane-Adélaïde de Damas, married Comtesse de Simiane (25 January 1761 - 9 April 1835) was a daughter of François-Jacques de Damas, marquis d'Antigny one of the oldest and most prominent families in France. To me it was a great joy to discover that our Diane-Adélaïde was also the grand-niece of Émilie Du Châtelet - the famous scientist and mathematician. (I recommend reading up on Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, Marquise du Châtelet and also checking the link above leading to the auction of her papers by Christies.)

I can't possibly say if Mme de Simiane's married life was happy - she married in 1777 - aged 16, and she is said to have served as a lady in waiting to the Comtesse de Provence (what would be a rather stressful position) - today she is best known as one of the lovers of the Marquis de La Fayette (yes, that Lafayette. Her husband went to North America with him).
It’s less known that she was an avid reader and left an impressive library - what I personally think is more impressive than with whom she had a relationship.

You can find a short overview of the catalogue of her books established by Justin Croft Antiquarian Books and Benjamin Spademan here - at RareBookHub as well as the list of her books  (Links open in new windows, the list comes with some annoying pop-up ads, best have your ad-blocker activated), she was noted to have had a soft spot for English authors and especially Sir Walter Scott.
Maybe her adoptive father, the Duc du Châtelet former ambassador in England left a love of English literature with her?

Some further reading on the Web:

- A short entry in the BNF - but as she was a reader and not a writer, it is a very short entry.
- An interesting blog post (In English) by author Geri Walton can be found here
- And a very informative page on Geneanet by Alain GARRIC, who also supplied citations where our fair reader was mentioned by her contemporaries (In French)

"Mme de Simiane était la reine des fêtes que la duchesse du Châtelet (1732-1794, sa tante, qui l'avait adoptée à la mort de sa mère) organisait pour elle dans son bel hôtel de la rue de Grenelle (Au coin du boulevard des Invalides. Confisqué par l'Etat à la Révolution, il a longtemps servi de résidence à l'archevêque de Paris puis fut occupé par le ministère du Travail)" (Marquis de Vogüé : "Une famille vivaroise").

- A not that flattering, but yet charmingly written essay (in French) where she is again reduced to her beauty and her relationships. 

I hope some of my curiosity about this lady and her reading habits manage to jump over to you, I am currently inspired to take our Sir Walter Scotts out of the bookcase and re-read them.  (Or if anyone could recommend me a good audiobook what would work well with weaving?)