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Saturday, 6 March 2021

Journal Journey 1801 - 20 Nivôse An IX, No 22






The edition can be found in it's entirety at the online library of Bunka Gakuen, I link to the pages below. in the sources section (They don't offer full edition PDF's but high-res JPEGs.) 

No. 22 kicks off on pages 169 ff with a quite extensive paragraphe about Ancient Greek Courtisans we know nowadays as Hetaira 
(ἑταίρα / ἑταῖραι) (and about who's position in different periods and places countless articles have been written and research is ongoing in every possible direction). To me the following paragraph reads interestingly for two reasons: It gives us a glimpse of the level of understanding about Ancient Greece in 1801, but more interestingly - could it be a glimpse into the authors view about society ladies of his own day?
...
    DES COURTISANES 
    Quels tableaux singuliers nous présentent les fastes de l'histoire, lorsqu'ils nous rappellent ces femmes célèbres qui furent la gloire de
Corinthe, la splendeur d'Athènes, l'ornement de toute la Grèce! Pindare osa les chanter; leurs statues et leurs portraits furent places dans les temples des dieux: aux fêtes solemnelles, elles offroient des prieres et des sacrifices publics. 
    Ces femmes étoient des Courtisanes, Chez un peuple voluptueux, maîtrisé par l'amour immodéré du luxe, qui savoit honorer les beaux arts, les cultiver, quelle devoit être l'influence de ces femmes qui, par leur beauté, leurs graces et quelquefois leurs talens, etoient dignes de plaire à la multitude.
    Il y a tout lieu de croire que les Grecs devoient à ces courtisanes ce goût délicat, cet amour de la magnificence, et cette urbanité que l'on admire encore, et que les siècles de la galanterie ont taché d'imiter.
    Tous les siècles ont eu des courtisanes: quelques Rhodopes se sont fait remarquer par le bon usage qu'elles ont fait de leur beauté, de leurs richesses, mais on a vu mille prostituées pour une Aspasie.
    Les courtisanes grecques étoient belles; elles recevoient une éducation soignée; aux charmes de la figure, elle joignoient les agrémens de l'esprit, la vivacité des saillies, la subtilité des reparties; elles brilloient par les attraits d'une coquetterie rafinée, par l'élégance de la parole, par la propreté la plus recherchée.
    Les courtisanes aimoient et protegeoient les beaux arts; elles étoient las favorites de Therpsicore et de Polymnie; elles donnoient quelquefois des conseils aux artistes: avec les philosophes elles traitoient des grandes questions de la politique et de la morale; avec les chefs de l'état, souvent elles étoient appellées au conseil, quelquefois même à l'exécution. Cependant, il faut l'avouer, ces femmes avoient corrompu l'esprit public: elles nous donnent l'idée la plus défavorable des loix, de la religion, des vertus civiles et morales des anciens Grecs, et ce qui etonne encore plus, c'est que ces peuples se croyoient républicains et philosophes.


http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-048.jpg 
Detail of Gravure 272


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Followed on page 170 by "Portrait de Laure" - put to the melody of "Bouton de Rose". I love these chansons put to know melodies, but I can't help trying to figure out the real person behind "Laure". 



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And on to a subject what is of interest to me - a lamento about libraries, the loss of good taste, the rise of insipid publications and the hope for an improvement. Makes me wonder what would the writer think about todays media, spanning from websites and blogs to content platforms like Instagram or TikTok? 
Pages 170 & 171
...
    DES BIBLIOTHÈQUES
    La bibliomanie fut, il y a quelques années, une passion à la mode; elle avoit au moins quelque chose de noble. Souvent, il est vrai, elle donnoît à l'ignorant un air scientifique, mais elle favorisoit les opérations mercantilles du libraire, elle encourageoit les vrais talens.
    Les bibliomanes d'autrefois formoient des vastes bibliothèques qu'ils consultoient rarement, mais leur orgueil étoit satisfait. On voit aujourd'hui un petit nombre de gens passionnés pour les bons livres; une multitude infinie lit avec avidité ces romans que le besoin, chez les auteurs, multiplie, que dicte le mauvais goût, qui gâtent l'imagination, et portent un coup mortel aux bonnes moeurs.
    On n'a jamais tant écrit de riens, et ces riens trouvent des acheteurs, tandis que les ouvrages scientifiques gissent dans la poussiere, chez le libraire qui les changeroit volontiers pour des recueils de calembourgs ou d'anecdotes scandaleuses.
    On lit un peu dans les boudoirs le roman nouveau; et par un contraste plaisant, tout-à-tour Eglé parcourt l'écrit scandaleux, l'ouvrage libertin, et les volumes nombreux de ce roman, que crée le génie sombre des anglais. 
    On lit quelquefois chez les gens désoeuvrés, le journal insignifiant, la gazette insipide, la feuille éphémère. Les journaux ont fait des savans, des politiques.... à la moderne.
    On ne lit plus chez les parvenus; acquérir, obtenir et jouir, voilà leur unique occupation. La science qui augmente les fortunes vaut bien pour eux celle qui n'enrichit que l'esprit.
    On aime à voir dans les mains de la jeune fille le joli roman qui l'intéresse, qui fait palpiter son coeur; qui place sur ses joues le coloris de la pudeur. Avec quelle avidité une jeune personne lit un roman d'amour; tour-à-tour timide et hardie, elle ne peut quitter ce roman lugubre, qui transporte son imahination au milieu des tombeaux, sous les voûtes immenses de ce séjour funèbre, le repaire des revenans, des esprits infernaux.
    Les bibliothèques d'une existence moderne sont la réunion de tous les ouvrages futiles, de toutes les niaiseries qu'enfantent le délire des auteurs, la cupidité des libraires, et le mauvais goût du siècle.
    Il existe encore quelques amateurs de belles éditions, de superbes reliures, mais il est de ces bibliomanes comme des avares qui remuent des trésors; dès que leurs yeux sont satisfaits, ils ne desirent plus rien, et ne savent plus trouver d'autres jouissances.
    O paix! viens ramener parmis nous l'amour des beaux-arts, et nous aurons des bibliothèques, de bons livres, et des lecteurs.
B
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Followed by an articles about "Les Circassiennes" - the people, not the fashion named the same way - though with a description of their clothing - You'll find it on pages 172 & 173.
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Followed by an anacreontic on p. 173 what I like to imagine to be addressed to Mme Recamier.
Not just because of the name "Julie" - what her friends called Juliette Recamier - but because of the "simple flower what she uses to adorn her charms"  and who had a circle of admirers but not lovers. 
What do you think?



p.173






    STANCES ANACRÉONTIQUES.

    Oui, c'en est fait, je vais rompre mes chaînes: 
Adieu Julie, amour, graces, beauté; 
Tous vos plaisirs, qui sont aussi des peines, 
Ne valent pas ma douce liberté.

    Viens, dit Bacchus, mon remède est suprême,
Bois et guéris, c'est l'affaire d'un jour.....
Mais plus je-bois, plus je sens que je l'aime;
Bacchus, hélas! s'entend avec l'Amour.

    Lors Apollon; tiens, dit-il, prends ma lyre;
Vénus, Hébé, vont sourire à tes vers....
Julie est tout: fais qu'elle aime à les lire,
Seule à mes yeux, Julie est l'univers.

    Et moi, dit Mars, couvre-toi de mes armes;
Je te rendrai le plus grand des guerriers....
La simple fleur dont elle orne ses charmes,
A plus d'attraits pour moi que tes lauriers.

    Puisqu'aucun d'eux n'a pu rompre tes chaînes, 
Me dit l'Amour, reprends ta liberté;
Arrête, hélas! je préfère mes peines; 
Mon tourment même, est une volupté.

C.J.B. Lucas Rochemont    


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On page 174: A short story about a lost and found glove, in the charming colour of linen grey - what must have belonged to a pretty young lady - at least in the thoughts of the author - and not to someone in her 50ies. 
I pull from this the interesting information of the glove colour - Gris de lin sounds as if it doesn't show spots and sweat too easily, thus a good colour for a glove: 

    LE GANT
    A qui peut-il appartenir, ce gant que j'ai ramassé hier au soir? Ce gant, qui sans doute est désolé de se trouver rélégué dans un coin obscur de ma poche gauche; et de ne plus devoir s'unir au plus joli bras du monde. 
    Un bras arrondi indique certainement une gorge parfaite, une tournure délicieuse; ah! Mademoiselle, vous êtes charmante, et je vous aime à la folie.
    Votre gant, vous ne vous en doutez pas, m'a encore donné bien d'autres renseignemens; l'odeur dont vous l'aviez arrosé le matin, m'a indiqué que vous aviez un petit grain de coquetterie; il n'y a pas de mal à cela, l'excès seul en est mauvais; mais il en faut un peu pour nous plaire, tant nous avons outré la nature.
    Et puis, vous avez un petit coeur bien sensible, bien tendre; une passion douce seroit votre bonheur; vous aimerez (peut être aimez-vous déjà) de la meilleure foi du monde; et c'est la couleur gris de lin[*] de votre gant qui m'a appris tout cela.
    Voyez cependant comme souvent sans y penser, on donne au premier venu la clef de son coeur et de ses secrets! il ne me reste plus qu'à savoir votre nom, et vous seriez bien aimable, si vous vouliez me mettre tout-à-fait dans la confidence. 
    Je serois pourtant bien attrapé, si ce gant appartenoit à quelque douairière, à Madame ***, par exemple, et que maligne comme elle l'est, supposant tout ce que je puis penser, elle voulût me prendre au mot.... Non, non, cela n'est pas possible; car quand on a cinquante ans, on ne porte plus de gants parfumés et gris de lin.
    Il est donc bien certain, Mademoiselle, que celui que j'ai trouvé ne peut être qu'à vous, et que vous seule avez le joli bras qu'il faut pour un pareil gant.
    Jettez-moi celui qui vous reste; je le ramasserai bien volontiers.

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Page 175
A short line of thoughts about false friendship and manners, what reminds me a lot of todays Instagram culture "I follow you, you follow me back, but then I'll mute you" - just in 1801 style. 
Plus ça change, plus c'est la même chose.

    LES VISITES   
    Au tems jadis, quand deux personnes ne se convenoient pas, elles finissoient ordinairement par se brouiller; aujoud'hui ce n'est plus la même chose: on se déteste tout autant, mais on garde le vernis de l'amitié; on s'envoie chaque mois des cartes de visite, et lorsqu'on se rencontre dans le monde, on a l'air d'être fort bien ensemble.
    Il est telle personne que je suis sûr d'ennuyer en allant chez elle, et qui cependant se formalisera si je ne lui fais pas une visite: je saisis le moment où elle sort, je jette une carte à sa porte, et elle me trouve extrêmement poli; on ne peut pas l'être à meilleur marche.


http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-048.jpg -
Detail of Gravure 272


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Page 176
Doesn't just give us this week's charming gravure, but also some book ads, what I'll just jot down for my own amusement and archiving. The second one could be interesting to reenactors, as it gives instructions for society games. Don't be fooled by the title, the gravure within the book makes it quite clear that those parlour games are NOT directed at the very young.: 

    MÉMOIRES anecdotiques, pour servir à l'Histoire de la Révolution française, publiés par le traducteur de d'Oberon, in-12, l'an 9. Prix, 1 fr. 50c. et 2 fr. franc de port, à Paris, chez Fuchs, libraire, rue des Mathurins, maison Cluny.
    
    LE SAVANT DE SOCIÉTÉ, ouvrage dédié à la Jeunesse, contenant la Description exacte de tous les Jeux innocens qui se pratiquent en Société, avec la manière la plus agréable de les jouer; suivi des penitences qui s'y ordonnent et d'une nouvelle Methode d'écrire les Lettres Secretes et Mystérieuses. Recueil tiré des manuscrits de Madame de B***, avec cette épigraphe: 
    "Des simpes jeux de son enfance,
    "Heureux qui se souvient long-temps.
1 volume in-12; prix 1 fr 50 cent. A Paris, chez Michelet, Imprimeur-libraire, rue Montmartre, no. 224, entre la cour Mandar et la rue Tiquetonne.


Digitised by Bayrische Staatsbibliothek, 
At our disposal thanks to Google.Books


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Now, what many bought this journal for, or also what many look for when reading it today: The Fashion report with the explanation of the plate: 

EXPLICATIONS DE GRAVURE No 272

    Les épis d'or ou d'argent et les réseaux à la Circassienne, en argent ou en jais, ornent toujours les coëffures en cheveux. On se sert de bandeaux clinquans en acier battu, pour faire les traverses des capotes, qui ont conservé la forme oblongue. Le rose et le blanc dominent encore, mais la couleur nouvelle est ponceau[**]. Quelques modistes font, avec des voiles, des Chapeaux parés; ces voiles, montés sur une forme ronde, se retroussent sur le devant. On voit des Canezous à fond de tulle, doubles de florence de couleur; ces canezous ont une ample garniture de tulle, qui imite la dentelle; le tulle est de mode pour les ridicules. On garnit les habits de bal en feuilles de satin, en jais ou en velours. Les chapeaux noirs sont parsemés de jais noir. On emploie toujours des rubans caneles et des rubans peluchés. Les plumes sont blanches. On voit très-peu de fleurs. On a fait quelques Sautoirs en agathe herborisée. Les sautoirs en or tricoté, sont les plus communs.
http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-048.jpg - Pages 176 and Gravure 272


And because I think it is always interesting to see two different versions of the same print - please see below the print kept at the Rijksmuseums's collection, where the shoes are a pale yellow in contrast to the Jonquil colour of the print at Bunka Gakuen.





Rijksmuseum Inventory No RP-P-2009-2323


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http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-044.jpg - Titlepage
http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-045.jpg - Pages 170/171
http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-046.jpg - Pages 172/173
http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-047.jpg - Pages 174/175
http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-048.jpg - Pages 176 and Gravure 272


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* Gris de Lin: un gris de lin - mais si le nom se réfère dans l'époque au couleur de la fibre, ou au gris-violet de la fleur comme dans les nuanciers modernes - cela je dois encore deviner.
Voir également:  https://www.cnrtl.fr/definition/gris
 ** Ponceau: Un des anciens nom de coquelicot est poncel. Donc il s'agit d'un rouge vif, d'un rouge coquelicot.
http://www.cnrtl.fr/etymologie/ponceau
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ponceau_%28couleur%29







Friday, 5 January 2018

15 Nivôse An IX - Numéro 21 - oder der 5. Jänner 1801

Snipped from Bunka Gakuen page 161 

Und wir legen erst mal mit kleinen Vorhersagen & Aussichen aus der Stadt los, welche sich etwas belanglos aneinanderreihen. Für uns nehmen wir aber mit, dass sich der Autor über die neue Hutmode - Früchte statt Blumen auf die Hüte zu packen, etwas lächerlich fand. (Seite 161 und 162)


Des chapeaux garnis de fruits, remplaceront les chapeaux de fleurs, et rien ne sera plus ordinaire que de voir une femme porter sur sa tête des poires, des pêches, des ananas.

Hüte, welche mit Früchten garniert sind, ersetzen die Blumenhüte, und es ist nichts alltäglicher, als eine Frau auf ihrem Kopf Birnen, Pfirsiche und Ananas herumtragen zu sehen

Ebenso ist die Hutgrösse ein Thema:

Les bonnets de femmes, à raison de leur envergure, exciteront une rumeur au spectacle; un étourdi s'avisera de leur crier, chapeau bas, parce qu'elles masquent la vue des spectateurs; ou s'escrimera en paroles, et le sexe gagnera, l'amabilité devant l'emporter sur la raison.

Damenhauben haben im Theater auf Grund ihrer Grösse doch einigen Aufruhr verursacht. Ein unbesonnener Mensch erdreistete sich "Ab mit den Hüten!" zu rufen, da sie die Sicht anderer Besucher versperrten. Man erging sich in Geschrei, und Schluss gewann die Liebenswürdigkeit über die Vernunft. 

Bleibt abzuwarten, was sich davon heuer alles bewahrheitet.

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Gefolgt von den Rezensionen aus dem Vaudeville und der Opéra Comique.

Wie halb zu erwarten war, haben beide Parodien auf Haydn's Schöpfung aufgelegt, im Vaudeville war grosser Andrang, doch blieb die Glosse "La Récréation du monde" hinter den Erwartungen zurück. (Seiten 162/163)

War Haydns Schöpfung (Französisch: Création) ein unbestrittenes Meisterwerk, so wurde es doch konzertant aufgeführt.
Das Vaudeville präsentierte ihren Adam "in naturalibus" - Eva "un peu plus gazée" (also mit etwas mehr Gaze bedeckt), Uriel als Libertin, und die Gschicht endet, dass sie sich der Récréation hingeben (also auf der Bühne eine heisse Nummer simulieren).

Amüsant ist natürlich noch Spitze gegen das Opernhaus (man erinnere sich an die Kartenpreise)

Si notre Récréation
Ne vaut pas la Création;
Du moins, dans cette occasion,
Nous n'avons pas doublé les places.


Wenn unsere Neuschöpfung schon nicht an die Schöpfung heranreicht, so haben wir wenigstens an dieser Stelle nicht die Plätze (Preise) verdoppelt.


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In der Opéra Comique ging es nicht viel besser zu, auch sie wollten auf der Welles des Erfolges der Schöpfung mitreiten, und es gibt eine neue Glosse von Citoyen Vieillard mit einem maliziösen Arlequin als Schlange, einer ebenso dummen wie schönen Eva, einem depperten Adam, einigen bösartig lästerlichen Couplets. Also seichte Unterhaltung, die aber offensichtlich gut aufgenommen wurde. (Seite 164 und etwas auf Seite 165)
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Von Seite 165 bis Seite 168 wird einem lieben Freund von mir aus der Seele sprechen "Je ne peux souffrir vos capotes, faites en vrais cuillers à pot [...] J'aimois mieux vos colimaçons où le ruban et la dentelle, se poursuivant à reculons,[...]"

Snipped from page 167

Da ergeht sich auf dreieinhalb Seiten (und das ist nur die Kurzfassung, das ganze Gedicht hat 156 Seiten...) Ph. Quenard in seinem Gedicht LES DAMES über die neuen Moden.

Ce poëme est d'une gaité qui approche du burlesque. Dans le premier chant, l'auteur examine en quoi consiste la beauté; dans le second, il passe en revue différens genres de costumes; un censeur dans le troisième, parle du beau sexe avec humeur.
L'auteur, dans le quatrième, répond d'une manière aussi victorieuse que galante.

Dieses Gedicht ist so heiter, dass es beinahe eine Posse ist. Im ersten Gesang untersucht der Dichter, was eigentlich Schönheit ist; im zweiten lässt er verschiedene Kleidungstile Revue passieren, wird zum Zensor im Dritten, spricht mit Humor über das schöne Geschlecht. 



Und antwortet dann im vierten Teil ebenso siegreich wie galant.


Snipped from page 166 & 167
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Explication des Gravures, Nos. 270 et 271.

On donne à toutes les capotes une forme oblongue, qui tient de la coëffure antique: la plupart sont roses. Les chapeaux peluchés ont été remplacés par des chapeaux d'effilé de soie, qui, sans doute, auront une plus longue durée, parce qu'ils sont mieux faits. Dans le négligé, on porte toujours des toquets: les plus nouveaux sont de forme ronde, en point d'Angleterre, et paroissent être sans couture. Les spencers sont ou noirs ou bleus, en drap ou en velours. Le jais actuellement en vogue est en grains longs. On a substitué, aux applications de velours, des rubans, satins et velours, des différens dessins. Parmi les bijoux nouveaux, on remarque des sautoirs d'or, à maille tricotées, dont un bout est figuré en tête de serpent.

Man gibt sämtlichen Hüten eine ovale Form, die an Antike Coiffuren gemahnt, der Grossteil ist Rosa. Die Hüte aus Plüsch sind durch Seidengewebe ersetzt, welche zweifellos eine längere Lebensdauer haben, da sie besser gefertigt sind. 
Zum Morgenanzug trägt man immer noch Toquets (Hauben, ohne feste Bestandteile), die neuen in runder Form, aus Englischer Spitze, und scheinbar ohne Naht.
Die Spencer sind entweder schwarz oder blau, aus Tuch (Wolltuch) oder Samt. Der modische Gagat (Jet) ist länglich geschnitten. Applikationen aus Samt wurden durch Bänder aus Satin oder Samt in verschiedenen Mustern ersetzt. Unter den neuen Schmuckstücken fallen besonders Sautoirs (lange Halsketten) aus einem goldenen Maschengestrick auf, wobei ein Ende als Schlangenkopf gestaltet ist.

http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/bibliotheque/
Toquet Rond, Brodé, Spencer de Drap - gestickte runde Haube, Spencer aus Wolltuch
Wir dürfen auch heute nicht vergessen, dass jeder einzelne Kupfer, den wir sehen, einst individuell gedruckt und koloriert wurde. Ich vergleiche gerne die verschiedenen Versionen - hier eine Variante die ich vor Urzeiten einst auf Pinterest gefunden und gespeichert hab: Die Toquet ist besser zu sehen,
Found on Pinterest

Toquet Rond, Brodé, Spencer de Drap - gestickte runde Haube, Spencer aus Wolltuch

http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/bibliotheque/

Demi-Turban, Spencer sans Revers - halber Turban, Spencer ohne Aufschläge (Revers)

Zu den genannten Sautoirs habe ich noch etwas Nettes aus dem Bernerischen Historischen Museum - BHM. Zugegeben, die Schmuckstücke sind auf 1822 datiert, doch geben sie uns einen Eindruck der Schlangensautoirs:
Photo: A. Reeves 2017

Photo: A Reeves 2017

Information des Museums (von der Vitrinenkarte abgeschrieben):
Der Berner Schultheiss Niklaus Rudolf von Wattenwyl ist einer der beiden Berner Vertreter an der Tagsatzung von Zürich im Jahr 1822. 
Er schenkt den Schmuck seiner Gastgeberin Anna Maria von Escher. 
Die politische Wirkung der Tagsatzungen während der Restauration ist weniger glanzvoll.
Historisches Museum Bern; Inv. 57650.1-3


Links zur Ausgabe 21

http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-044.jpg - Seite 168 und Titelblatt der nächsten Ausgabe

So, das war es für heute, die nächste Ausgabe sollte in 5 Tagen ins Haus flattern :-)
Ah- et preque oublié: La solution de l'Enigme:




Tuesday, 2 January 2018

11 Nivôse An IX de la République - 1. Jänner 1801

Oder auch, ein neues Jahr gemeinsamer Spurensuche. Heuer durchforsten Sabine und meinereiner die Ausgaben von 1801 - bei mir sind es aber nach dem französischen Kalender die Jahre 9 und ein Stückerl vom 10.



Für mich nimmt es heuer noch eine weitere spannende Wendung.
Ich werde mich nicht wie gewohnt auf die BNF stützen können, sondern suche die Seiten in der Datei der Bunka Gakuen Library zusammen, ab März muss ich zudem selbst für die Scans sorgen, da ich gerne auch die Sammelausgabe der Frankfurter Kopie aus meiner Bibliothèque mit in den Vergleich einbeziehen möchte.

Die Transkription entspricht der Originalausgabe - d.h. in späteren Ausgaben kann es dabei durchaus zu einer Mischung zwischen Deutsch und Französisch kommen.
Übersetzungen fertige ich nach Lust & Laune, wenn mir die Zeit fehlt, dann wird halt nur die Transkription mit meinen Kommentaren veröffentlicht.
Die Auswahl der Artikel ist natürlich meine Sache, wenn es um Dinge geht, die mich nicht wirklich interessieren, halte ich mir vor, diese zu überspringen, der interessierten Leserschaft steht unten durch die Links der Originaltext zur Verfügung.

Und los geht es - wir starten nicht am Republikanischen Neujahr (was zur Herbst Tag-und Nachtgleiche wär), sondern ganz konservativ am 1. Januar 1801. Wie es der Zufall will, ist das der 11. Nivôse, damit wäre gestern die neue Ausgabe erschienen, und heute in meinem imaginären Postkasten zu finden.

Auf der Ersten Seite grad ein Artikel, der eine Jüngerin Terpsichores natürlich anspricht:


Des Queues

On peut remarquer avec surprise que l'excessive étendue des queues de robes subsiste, quoiqu'elle soit un obstacle à la facilité des mouvemens. Mais il n'est rien dont la grâce, l'adresse et la légérèté de nos belles ne parvienne à triompher. C'est même un spectacle assez curieux dans une walse générale, de voir les ondulations sinueuses de toutes ces étoffes sur le parquet de la salle, figurant aux yeux de l'observateur, le mouvement des vagues, d'un tourbillon rapide, et donnant aux danseuses l'air d'autant de nayades. Cependant les vrais principes de l'art charmant de Terpsichore finiront par interdire ces embarrassantes comètes qui entrainent avec elles toujours quelques inconvéniens. On s'apperçoit même déjà que plusieurs vêtements de bals se rapprochent des convenances à cet égard, et qu'il commence à s'introduire des robes rondes assez courtes sur le devant, pour laisser les danseuses jouir d'un avantage qui n'est pas sans mérite, celui de montrer une jolie chaussure et un pied délicat. On sait que le pied de la beauté n'est pas un des ses moindres moyens de plaire, et peut être, ne fut-ce que pour varier, seroit-il utile à ses intérêts d'être un peu plus économe des voiles de ce côté, et un peu moins vers les parties supérieures.


Wir bemerken mit Erstaunen, dass Kleider mit Schleppen immer noch in Mode sind, auch wenn dies noch so sehr der freien Bewegung hinderlich sind. Doch das ist Nichs im Vergleich zur Anmut und Leichtigkeit, mit der unsere Schönen diesem Hindernis trotzen. Es ist ein gar kurioses Spektakel, wenn während einem allgemeinen Walzer sich diese Wogen aus Stoff auf dem Parkett schlangengleich bewegen, der Betrachter sich an die Bewegung von Wasser gemahnt fühlt, und die Tänzerinnen Nayaden gleichen.
Nun doch, die wahren Verehrer Terpsichores charmanter Kunst wünschen nichts so sehr, wie diese störenden Kometen zu verbannen, man sieht sogar schon die ersten Ballkleider, die sich diesem Wunsche annährn, und die vorne kürzer geschnitten sind, um der Tänzerin diese Freiheit zu geben; dies hat einen weiteren Vorteil, erlaubt es doch den Blick auf einen hübschen Schuh und einen zarten Fuss. Es ist ja gemeinhin bekannt, dass der Fuss einer Schönen nicht ihr geringster Vorteil ist, und so kann es durchaus nicht von Nachteil sein, wenn dessen Schleier auch auf den Seiten ökonomischen Gedanken folgen müssten.

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Gefolgt von einem Artikel, der auch den Löwenanteil der Folgeseite einnimmt - eine überschwänglich begeisterte Annahme von Haydn's Schöpfung durch das Pariser Publikum, welches Unsummen für Karten ausgab (Seite 153/154)

THÉATRE DES ARTS - Il faut avoir vu l'Opéra, le 3, pour se faire une idée de l'éclat dont il brilloit. Tout ce que Paris renferme en jeunesse et beauté, s'y trouvoit réuni. Dès neuf heures du matin, la foule étoit aux bureaux. Un coupon de loge a été revendu 1200 fr. Une dame avoit loué pour ce seul jour, une garniture de diamans, 60 louis. C'étoit une fureur, il falloit entendre le fameux Oratorio d'Haydn. Rien, en effet, de plus imposant, de plus magnifique, rien qui réponde mieux au sujet sublime de la Création du monde, que cette belle composition musicale. Nous nous bornerons à dire qu'en concevant l'idée de faire chanter par les anges, les sept époques de la création, le compositeur s'est imposé la tâche de peindre par le chant, non seulement les mouvemens de chaque être, mais leur physionomie et presque leur caractère; et qu'il y a réussi plus que l'on ne peut se l'imaginer, même à l'égard des êtres inanimés, comme les eaux, les fleurs, etc. En un mot, les deux premières parties sont une succession non interrompue de tableaux très-variés, et qui offrent les effets les plus pittoresques. 
La troisième n'est que l'expression de la reconnoissance d'Adam et d'Eve. Elle semble, par consequent, être moins riche, et se rapproche peut-être trop, non pas pour la manière, mais pour l'intention, des chants d'action de grâce quel le compositeur fait executer par les choeurs celestes, à la fin de chaque journée. L'orchestre, par la manière savante dont il a été conduit, a prouvé qu'une réunion d'instrumens, quelque considerable qu'elle soit, peut laisser entendre les chanteurs, et ne faire sentir son nombre que dans les momens où le musicien a voulu produire de grands effets par la combinaison la plus savante des accords.

Man muss die Oper am 3. gesehen haben, um sich eine Vorstellung des dortigen Glanzes zu bekommen. Alle die in Paris schön und jung sind, haben sich dort versammelt. Ab neun Uhr morgens stürmte die Masse die Verkaufstellen, ein Platz in der Loge wurde zu 1200 francs verkauft. Eine Dame habe, nur für den einen Tag, sich eine Diamantengarniture zu 60 Louis geliehen! Es war ein Wahn, man musste das viel gerühmte Oratorium Haydns gehört haben.
Und nichts ist wahrlich beeindruckender, wunderbarer, nichts kommt dem wirklichen göttlichen Werk so gleich, der Schöpfung der Welt, wie diese wundervolle Komposition.
Wir beschränken uns, zu sagen, dass sich durch die Idee, die Engel singen zu lassen, und damit die sieben Tage der Schöpfung zu beschreiben, der Komponist die schwere Aufgabe auferlegt hat, mit Gesang Bilder entstehen zu lassen, und nicht nur die Bewegungen jeden Wesens, sondern auch deren Gestalt, ja ihren Charakter; und dies ist ihm besser gelungen, als man es sich nur vorstellen könnte, selbst bei unbelebten Objekten wie Wasser, Blumen etc.
In einem Wort - die ersten beiden Teile sind eine ununterbrochene Abfolge von abwechslungsreichen Bildern, die uns die anmutigsten Effekte offerieren.
Der dritte Teil beschäftigt sich nur mit der Erkenntnis von Adam und Eva, und scheint, im Vergleich weniger reich, und nähert sich vielleicht zu sehr an, nicht in ihrer Art, doch in der Absicht des Gnadengesangs, welche der Komponist durch himmlische Chöre am Schlusse jedes Tages erklingen lässt.
Das Orchester, welches geschickt und mit grossem Wissen geführt wurde, bewies dass sich auch ein so zahlreiches Mitglieder umfassendes Ensemble die Sänger hören lässt, und tritt nur in voller Anzahl in Erscheinung, wenn diese Wirkung durch den Musiker zum Besten bewusst produziert wird.


Dazu muss man noch anmerken, dass Haydns grosse Orchesterbesetzung, welche wir heute als "normal" empfinden, von der zeitgenössischen Besetzung abweicht.

Gefolgt von einem Artikel mit der Überschrift Théâtre de l'Opéra Comique - also der Opera buffo oder der komischen Oper - der sich der Aufführung von Bion von Méhul widmet, basierend auf Bion von Smyrna Βίων ὁ Σμυρναῖος. (einem bukolischen Dichter der griechischen Antike, dem man grossen Einfluss auf die grossen Dichter der Antike zuspricht, von dem jedoch kaum etwas erhalten ist)
Die Zusammenfassung der Handlung ist etwas verwirrend, auf den Zeitgeschmack zurecht getrimmt,  und da mich Theater aktuell nur am Rande interessiert, empfehle ich, selbst nachzulesen, bis ich dazu komme, mehr dazu zu schreiben.
Verfasst wurde die Oper aber von Etienne Méhul, einem der bekannten Revolutionskomponisten.
Für uns noch wichtig mitzunehmen - Die Oper wurde am 6. Nivôse mit grossem Erfolg aufgeführt, d.h. wir haben es hier mit einer hochaktuellen Rezension zu tun, und in Erwartung, dass nicht jeder Leserin und jedem Leser vergönnt ist, die Aufführung eines Stückes zu sehen, dem der Berichterstatter offenbar doch recht grosse Wellen hervorsagt, wurde das Libretto en Détail im Artikel erläutert.

Gefolgt von einer Rezension der aktuellen Produktion La Martingalle im Théâtre des Troubadours, von dem ein Couplet komplett abgedruckt wurde (es geht in dem Stück ums Glücksspiel, und um die "absolut sichere Methode", in der Form einer Vaudeville Glosse mit Arlequin, Columbina und den ganzen anderen leichten Charakteren, die diese Lustspiele so auszeichnen
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Und nun kommen wir zu einer interessanten und langen Passage - Le mérite des femmes von G. Legouvé. Im aktuellen (1801) sozialen Klima ist dies besonders spannend, da wir in den letzten 10 Jahren ein Ringen um Gleichberechtigung miterleben. In unseren heutigen Augen ist der Auszug recht einseitig, und lobt Schönheit, Talent, die Mutterschaft - aber auch den modernen Vater, dem die moderne Frau nicht nur Geliebte sein soll, sondern auch Freundin. Und dass der Mann dies gefälligst zu schätzen lernen habe.

Der Abschnitt schliesst nach beinahe zweieinhalb Seiten mit:

La femme a nourri notre enfance, guidé nos premiers pas, enflammé notre jeunesse, elle embellit encore nos derniers jours. Que pourroient opposer les ennemis du sexe aux traits que le poëte leur a présentés. Les portraits de plusieurs femmes dont la honte ne tombe que sur elles; car, comme dit l'auteur, jugea-t-on jamais les rois sur les Tibères?

Les femmes, dût s'en plaindre une maligne envie,
Sont ces fleurs, ornement du désert de la vie.
Reviens de ton erreur, toi qui peux les flétrir:
Sache les respecter autant que les chérir;
Et, si la voix du sang n'est point une chimère,
Tombe aux pieds de ce sexe à qui tu dois ta mère.



Die Frauen, über die man sich bösartig das Maul zerreisst,
Sind die Blumen in der Wüste des Lebens,
Widerrufe deine Fehler, Du, der sie vertrocknen lässt.
Lerne sie ebenso zu respektieren, wie verehren,
Und wenn das Band des Blutes nicht nur ein Luftgespinst ist,
Dann fall zu Füssen dem Geschlecht, welchem Du Deine Mutter verdankst.

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Und wie erklärt man einer Frau, dass man sie für schöner als selbst Venus hält? Mit einigen simplen Versen, in denen Venus im Wettstreit mit Juno und Minerva unterliegt, wenn denn Elise bei Paris' Urteil auch anwesend gewesen wäre ;-)

snipped from Bunka Gakuen
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EXPLICATIONS DE LA GRAVURE, No. 269

Rose et capucine sont, après le blanc, les couleurs les plus ordinaires des capotes. On fait toujours des chapeaux de velours noir, mais pour la demi-parure seulement. On voit quelques chapeaux de velours ponceau, quelques autres en velours chiné. Les rubans sont toujours peluchés.
Le 3 à l'Opéra, on a remarqué des coëffures en cheveux à la Cérès, ayant en devant deux gerbes d'épis d'argent ou d'or, réunies en diadème. - Des réseaux à la Circassienne, en fil d'argent, larges derrière et revenant en pointes très étroites se nouer au dessus du front. - Des rûches de satin, ou de crêpe, préparées par les modistes pour recevoir de la main du coëffeur, la forme des coëffures à l'antique. - Des croissans, des diadèmes, des aigrettes de diamans à plusieurs branches.
Presque toutes les robes étoient coupée à la turque et garnies de clinquant. Quelques-unes étoient en satin blanc ou rose; un très-grand nombre étoit en crêpe blanc ou noir; sur quelques-unes brilloit une pluie de jais ou d'acier. Les capotes avoient, en devant, trois plumes blanches, ou un esprit. OU ne voyoit ni chapeaux noirs ni voiles: Quelques fichus de crêpe noir ou ponceau, imitoient le turban. 
Nous avons entre les mains des graveurs trois costumes pris dans cette brillante réunion.

Erklärung des Modekupfers No 269

Rose und Capucines (ein helles Rosenrot und ein orangerot mit einem Hauch von Rosa) sind nach Weiss, die geläufigsten Farben für Kapotten. Man fertigt immer noch Hüte von schwarzem Samt, doch nur demi-parure. Man sieht ebenso Ponceaufarbenen (Mohnrot) Hüte, andere in chiné velours, Die Bänder sind immer plüschig.

Am 3. in der Oper konnte man Frisuren à la Ceres bewundern, welche vorne mit zwei Garben Kornähren aus Silber oder Gold, geschmückt waren, die sich zum Diadem formen. Auh sieht man Netze à la Circassienne, aus Silberfaden. Hinten weit, so werden sie nach vorn hin schmäler und werden in kleinen Spitzen auf dem Stirn geknotet. Rüschen aus Satin, gefertigt von Modistinnen, wandern in die Hände der Coiffeure, für Frisuren nach Antiker Art. 
Eben so Halbmonde, Diademe, Diamantenaigretten mit mehreren Zweigen.
Beinahe alle Roben waren nach türkischer Art geschnitten, und aufs glitzerndste garniert. Einige waren aus rosa oder weissem Satin, eine grosse Anzahl in schwarzem oder weissem Crêpe, auf einigen schillerte ein Schauer von Gagat (Jet) oder geschnittenem Stahl.
Die Kapotten hatten vorne drei weisse Federn, oder auch einen Esprit. Man sah weder schwarze Hüte noch Schleier, nur einige Fichus aus schwarzem oder Ponceau Crêpe, welche Turbane imitierten.
Wir halten drei Kupfer in den Händen, die während dieser glänzenden Veranstaltung gezeichnet wurden. (Anmerkung: Und die wir wahrscheinlich erst in den nächsten Ausgaben zu sehen bekommen…)



Als Nachtrag der modernen Person: Ich persönlich finde es erstaunlich, dass mehr als eine Woche nach dem Attentat in der Rue Saint-Nicais (3 Nivôse), dem Datum auf welches sich der Modebericht bezieht, kein Wort über den Anschlag verloren wird, und man sich hingegen in Details der Toiletten und Accessoires ergeht.

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Enigme - das Rätselspiel, verfasst von einer Abonnentin / einem Abonennten in Bruges / Brügge.
Da es ziemlich witzlos ist, dies auf Deutsch zu übersetzen, lasse ich es auf französisch...
Donc - comme c'est fort inutile de le traduire en allemand, je le laisse en français - je suis curieuse qui savent le déduire de mes lectrices et lecteurs.

Snipped from page 160 Bunka Gakuen 

Also - bis zur nächsten Ausgabe, bonne lecture, et bonne année!


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Links zur besprochenen Ausgabe, No 20, 5tes Jahr der Zeitschrift:
http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-036.jpg - Titelseite 10 Nivôse An9: Leitartikel "Schleppen", sowie Theaterbesprechung Théâtre des Arts zu Haydns Schöpfung.
http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-037.jpg - Folgeseiten 154/155: Opéra: Kritik Haydns Schöpfung, Opéra Comique: Bion von Méhul, Théâtre de Troubadours, La Martingalle
http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-038.jpg - Folgeseiten 156/157 - Ende des Couplets von Martingalle / Le mérite des femmes
http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-039.jpg - Folgeseiten 158/159 - Ende des Le mérite des femmes, A Elise, Dialog, Explication de la Gravure 269
http://digital.bunka.ac.jp/kichosho/file/No.414/414-0005-040.jpg - Letzte Seite 160 - Beschreibung der Gravure, Rätsel & Impressum /  Titel der nächsten Ausgabe:



Wednesday, 27 December 2017

Les problèmes d'une elegante... trouver le look avec un chapeau

Man könnte doch denken, mit einem schönen Hut und einem netten gut genähten Kleid ergibt sich der Look von allein.

Doch weit gefehlt. Vor ca. Eineinhalb Jahren habe ich viel Glück gehabt, und Charos Prototyp des V& A Nautilus erstehen können. Diese Hutform hat es mir schon seit langem angetan, aber mein kläglicher Beginn ist immer noch in demselben Bastelstadium, in dem er vor 5 Jahren stehengeblieben ist.

Die Originalvorlage aus dem V&A

V&A Museum. ca 1805 silk & straw bonnet Museum No T.81-1963


Ein Beispiel eines gemalten Muschelhuts aus dem Journal des Dames et des Modes
Chapeau peint en Coquille
https://www.rijksmuseum.nl/nl/collectie/RP-P-2009-2314

Nun, dank Charo musste ich nicht mehr selbst nähen, doch musste ich lernen, ihn gut zu kombinieren, denn zu Anfang hat der Hut mich spazierengetragen, nun bin ich es, die den Ton angibt.

Der erste Ausflug - in Lucca 2016. Nicht schlecht, aber hatte etwas von Hausmütterchen auf dem Nachmittagsspaziergang.




Doch je länger man einen Hut besitzt, desto mehr hat man Gelegenheit, ihn gut zu kombinieren. Und wie so oft, war es das elegante "Kleine Weisse", was mit dem Hut am Besten funktioniert.




Links:
Charo Palacios Atelier Angelica Absenta: http://www.aabsenta.com/
Further Reading: http://www.vam.ac.uk/blog/network/jane-austen-style

Wednesday, 21 December 2016

The single sheets

We all have seen these sad prints, where on the left side of the paper we can make out that it was once upon a time part of a bound volume. Sometimes that edge get cut away, either by readers who used their magazines much the same way we do today. Or later on by print dealers, who's financial interest purely lies with the print.
The print of the left has no markings, while the one on the right shows where it was sewn together with the other pages of its journal

But we ought not to forget, that already in the time period, print dealers sold individual prints, what were never bound, and I'm tickled pink to have found another such reference in the Journal des dames (early January 1804):


Recently an edition of four pages of flowers, printed in colour on good paper and retouched by hand is aw available at Vilquin, the print dealer located at Grand Cour du Palais du Tribunat. These flowers, united in bouquet by twelve to fifteen on every page, are especially designed for young ladies who busy themselves with the drawing of ornamentation, embroider or paint on fabric.
A text of forty to fifty lines comes with every colour print.
The price of the full edition is 24fr. Single pages, without text, cost you 6fr.

Sunday, 10 July 2016

Once in a while...

... A lady needs a new handbag. Or a new jacket. Or new lingerie. Or everything in one (slow) go.


As my sewing doesn't really follow a firm schedule, it can take quite a while until I finish a project. This one here took its beginning back in 2014 when Sabine made a delightful workbag in pale green. The little flame of desire was kindled, and I set off to create a base in cardboard, covered it in silk, and decided that I wanted knotted decoration, thus started knotting.

Fast forward two years, after having stashed both the knotted trim and the workbag-base so well away, that they were seemingly lost forever, they re-surfaced. A bag was made from white silk, sewn into (ouch, sewing through cardboard is NOT recommended if one has already slightly damaged joints), the trim attached.


 


The medaillons are copies from one of my books (l'ami des femmes, a wonderful book about female health and beauty written in 1804 and dedicated to Mme Bonaparte) and as no copy shop wanted to print on my lovely paper, printed on modern paper and stained with black tea. (Two times Venus/Venere/Aphrodite. I'm usually more on the team Artemis/Diana, but the Kaufmann print wouldn't have fit) 



During the same spree of productivity I finished another ufo: a new pair of 1790 stays, based on an 18th century stays what don't fit too badly. It features front and back lacing, is constructed of two layers of sturdy handwoven linen, one layer of silk taffeta, stitched with silk thread, boned with reeds, and bound in leather (what also re-surfaced in the same corner as the half finished workbag)
 
...And a new little transitional jacket. I used an old caraco pattern for the lining and drafted the silk taffeta shell onto it. The jacket is fully lined in old handwoven line, with the exception of the basques, and has some valenciennes lace around the neckline. It closes with drawstrings and a little belt in the front, the sleevils were set in while travelling with friends.

The pleats are freehand, I've just checked that it's more or less even, but I didn't really measure.
A picture of the free hand pleating of the back, somehow I don't have pictures from the front, but surely there will soon be some. The odd thing is: this jacket only fits over the early stays, the later more rounded shape makes it ride up :-(

Bag and stays and jacket in use, at the Ligurian cost: 

Picture by R. Dumke / J. Bennett.
Shortly after, the water nearly got me, and I decided to forgoe shoes and stockings, and have a splash. 


Other friends like lovely B. followed, and suddenly we've had a crowd of photographer snapping pictures, while we were laughing, chasing ripples and giggling like children :-)
Picture again R. Dumke/J. Bennet 


we can thank Roberto Fusconi, one of the official photographers for this one. Suddenly I've heard someone shouting "Alé!" - and he was waving 
Here a picture showing the coastline, J. and I standing with wet feet, wet petticoats and huge smiles :-)